Révélation sur la mort d HITLER

L’un des cold cases les plus fascinants de l’histoire moderne : le mystère autour de la mort d’Hitler… S’est-il suicidé ? Et comment ? Les rumeurs
les plus folles ont couru pendant des décennies. Le réalisateur Jean-
Christophe Brisard a rouvert l’enquête dans un documentaire
passionnant.

Nelson mort en 1805 pendant la bataille de Trafalgar

Sissi, impératrice d'Autriche Hongrie - Documentaire français

Élisabeth de Wittelsbach, duchesse en Bavière puis, par son mariage, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, est née le 24 décembre 1837 à Munich, dans le royaume de Bavière, et morte assassinée le 10 septembre 1898

1805 bataille de trafalgar

bataille de trafalgar 1805 La bataille de Trafalgar oppose le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres du vice-amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice admiral Nelson.

30 à nos jours Jésus entre Foi et Histoire

L'existence de Jésus de Nazareth, sa prédication et sa mort sur la croix sont des hypothèses historiques généralement acceptées par les spécialistes. Elles s'appuient sur des sources diverses, de l'historien juif Flavius Josèphe aux manuscrits de Qumran. Enfin, il y a les Évangiles, des récits de sa vie et plus précisément de sa prédication, écrits par ses disciples après sa mort. Flavius Josèphe : Flavius Josèphe, mort en 100, rapporte dans ses Antiquités juives la lapidation de Jacques, « frère de Jésus, dit le Christ » en l'an 62 à Jérusalem. L'authenticité de ce texte de l'an 93 ou 94 est admise à la différence d'un autre texte du même historien qui raconte la crucifixion d'un « homme sage nommé Jésus » (note). Les manuscrits de la mer Morte : Les manuscrits découverts à partir de 1947 dans onze grottes des bords de la mer Morte, autour du site de Qumran, font l'objet d'une polémique assez vive. Ils contiennent des fragments de textes en hébreu de l'Ancien Testament, écrits bien avant la naissance de Jésus-Christ et cachés dans les grottes à l'arrivée des Romains par des membres de la secte des Esséniens. Ils contiennent aussi des parchemins ou des papyrus en grec, plus récents, dans lesquels certains exégètes voient la preuve que l'Évangile de Marc, le plus ancien, aurait pu être écrit vers l'an 50, soit quinze ans plus tôt que l'on croit. Il pourrait dans ce cas être considéré comme un reportage sur la vie de Jésus, mort seulement quelques années plus tôt. Mais cette théorie est très contestée. Les textes les plus anciens du Nouveau Testament demeurent les épîtres ou lettres écrites dans les années 50 par Paul, dont on sait qu'il n'a pas côtoyé en personne Jésus. Les Évangiles : Si l'existence d'un prédicateur nommé Jésus ne fait plus guère de doute, quel crédit pouvons-nous toutefois accorder aux récits de sa vie dans les Évangiles? Les exégètes (spécialistes des textes sacrés) s'interrogent depuis le XIXe siècle et l'émergence d'une pensée laïque. L'un d'eux, Ernst Käsemann, a formulé en 1954 une hypothèse séduisante (Le problème de Jésus dans l'Histoire) : un passage des Évangiles peut être reconnu comme plausible et de valeur historique dès lors qu'il enfreint la bienséances de l'époque et les croyances des disciples... Par exemple, quand Jésus dit à un jeune homme riche : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon que Dieu seul ! » (Marc, X, 18), il tend à contredire la croyance des communautés chrétiennes en la divinité de Jésus. Si l'évangéliste a néanmoins pris le parti de rapporter cette parole susceptible de lui valoir des remontrances, c'est par honnêteté intellectuelle, afin de bien retranscrire un fait réel. Il en va de même chaque fois que Jésus se met en porte-à-faux par rapport aux écrits de l'Ancien Testament et de la Thora juive. Les évangélistes qui rapportent ses propos courent le risque de heurter leurs lecteurs israélites ou de provoquer des haussements d'épaule chez leurs lecteurs de culture grecque ou autre. On peut donc convenir qu'ils ne les rapportent que par respect des faits (*). Les représentations picturales du Christ Chrisme (XIIe siècle, abbatiale de Moissac)« Tu ne feras aucune image sculptée, ni de représentation quelconque de ce qui est dans les cieux, là-haut, ni sur terre, ici-bas » (Exodus 20,4). Fidèles à ce commandement donné sur le mont Sinaï à Moïse par YHWH (Dieu), les premiers chrétiens ne représentent le Christ que sous la forme de symboles. En premier lieu le poisson parce que ses lettres, en grec, forment l'anagramme du Christ : ICHTUS (Iesous CHristos Theou Uios Soter, Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur). En second lieu le chrisme, avec les lettres alpha, oméga et tau. On représente aussi Jésus sous la forme du bon pasteur (le berger qui guide son troupeau) ou, plus rarement, comme un jeune homme. Ci-dessous, on le voit à douze ans, dialoguant à Nazareth avec les docteurs de la Loi. Jésus et les docteurs de la loi (bas-relief du IVe siècle La croix, qui évoque la Passion et le Salut, est représentée nue, sans le Christ, jusqu'au Ve siècle. À cette époque, après qu'ait été oubliée la prescription biblique ci-dessus, on voit apparaître le crucifié sur la croix. Plus tard viendront les innombrables représentations de l'enfant Jésus, de Jésus prédicateur et du Christ en majesté (après la résurrection). Les portraits du Christ adulte s'inspirent d'une icône appelée le mandylion (linge en grec), aujourd'hui conservée à l'église San Barolomeo de Gênes. Elle aurait été réalisée à Édesse (aujourd'hui Urfa, en Turquie orientale), au IVe siècle.

 

5 novembre 1922 Découverte du tombeau de Toutânkhamon

Le 5 novembre 1922, Howard Carter découvre dans le sable d'Égypte une dalle qui ferme l'entrée d'une sépulture royale. L'archéologue britannique de 48 ans voit ses efforts récompensés après sept ans à la recherche de l'unique tombe de pharaon encore inviolée et cinq campagnes de fouilles infructueuses. En mettant la main sur cette tombe intacte, il va révéler au monde la prodigieuse richesse de l'Égypte pharaonique. Loyal, il envoie un télégramme à son mécène, Lord Carnarvon, et c'est en présence de celui-ci que, dix jours plus tard, le 16 novembre, il fait dégager l'escalier de pierre qui descend vers le tombeau. Lorsqu’il pénètre dans le tombeau, Lord Carnarvon s’impatiente : « Que voyez-vous ? ». « Des merveilles » souffle-t-il. C'est le début de l'une des plus belles pages de l'archéologie. André Larané Le champ de fouille d'Howard Carter et l'entrée de l'hypogée de Toutankhamon dans la Vallée des Rois, en face de Louxor (DR) Un pharaon mort à 18 ans La tombe souterraine dont Howard Carter vient de découvrir l'entrée est celle du pharaon Toutânkhamon, mort à 18 ans, vers 1360 av. J.-C. Fils du souverain « hérétique » Akhenaton, il appartient comme lui à la XVIIIe dynastie, selon la classification du prêtre Menathon. Elle est plus ou moins contemporaine de la civilisation mycénienne (Grèce) et de l'installation des Hébreux en Terre promise. Comme les autres pharaons du Nouvel Empire (1543 à 1069 av. J.-C.), Toutânkhamon a été enseveli dans la vallée des Rois, une région désertique sur la rive gauche du Nil, en face du temple de Karnak et de l'actuelle ville de Louxor. Pour éviter le sort réservé aux pyramides de leurs lointains ancêtres de l'Ancien Empire, ces souverains avaient choisi de creuser leur tombe dans le roc et d'en dissimuler l'accès aux regards. Il n'empêche que les pillards eurent tôt fait de les découvrir, tous... sauf un, celui de Toutânkhamon. S'il fut épargné par les pillards, c’est notamment parce que vers 1140 av. J.-C., des ouvriers de la tombe du pharaon Ramsès VI comblèrent une cavité située en contrebas, faisant disparaître l’entrée de l'hypogée (nom donné à un tombeau souterrain). La chambre funéraire de Toutankhamon, avec, sous le linceul, le sarcophage et la momie du pharaon (DR) La fouille de la dernière chance Howard Carter, dessinateur de talent débarqué en Égypte à 17 ans, en 1891, s'était très vite pris de passion pour l'égyptologie sans pour autant convaincre l'éminent Flinders Petrie, responsable du chantier d'Amarna : « Mr Carter est un garçon aimable et serviable dont l'intérêt est uniquement voué à la peinture et à l'histoire naturelle... Il ne me servirait à rien de le former comme fouilleur », écrit-il. Howard Carter et Lord Carnavon à l'entrée de la chambre funéraire de Toutankhamon (DR)Le jeune Howard n'en devient pas moins un archéologue reconnu et estimé. En 1899, Gaston Maspero, professeur au Collège de France et chef du Service des Antiquités égyptiennes, lui obtient même la charge d'inspecteur général des monuments en Haute-Égypte. Carter ne s'acquitte que trop bien de sa mission. Un jour de 1905, dans le Sérapeum de Saqqarah, un groupe de touristes français se plaint de l'obscurité de la nécropole (sic) et réclame le remboursement de ses billets. Il s'ensuit une rixe avec le personnel ! Carter, présent sur place, prend le parti de ceux-ci et joue des poings. Refusant de s'excuser, il est congédié... Tant pis pour l'égyptologie française. Un peu plus tard, un riche quadragénaire anglais, Lord Carnarvon, obligé pour des raisons de santé de quitter le climat humide d'Albion, se rend en Égypte et prend langue avec l'archéologue. Celui-ci, à partir de la découverte d'une coupe au nom de Toutânkhamon, a acquis la certitude que ce pharaon encore inconnu a une tombe inviolée quelque part dans la Vallée des Rois. La chambre du trésor de Toutankhamon et son bric-à-brac tel que le découvrirent Carter et Carnarvon (DR)En 1915, Lord Carnarvon, qui a acheté un permis de fouilles, se laisse convaincre par Howard Carter de financer son rêve fou. Sept ans plus tard, découragé, Lord Carnarvon veut renoncer. Carter le persuade de tenter encore une ultime campagne de fouilles. C'est ainsi qu'il découvre enfin la tombe de Toutânkhamon et peut télégraphier à Lord Carnarvon : « Nous avons enfin fait une merveilleuse découverte. Un splendide tombeau scellé encore intact. Il a été recouvert avant votre arrivée. Féliciations. » Le jeune roi eut un règne falot et aura dû attendre 3300 ans pour connaître la gloire et les honneurs du Times, le grand quotidien de Londres ayant acheté l'exclusivité des reportages sur la découverte ! Dès le début, en effet, la découverte est médiatisée à l'échelle planétaire et va relancer la passion du public pour l'Égypte ancienne. En attendant que soient ouvertes les plus belles salles du tombeau, le Times va même faire appel à Conan Doyle et c'est ainsi que, pour faire patienter le public, le père de Sherlock Holmes va donner corps à la « malédiction du pharaon », légende selon laquelle tous les êtres vivants en contact avec la momie sont voués à une mort rapide (et désagréable) ! Hoiward Carter découvre le sarcophage de Toutankhamon le 16 février 1923 (DR) « De l'or, une montagne d'or ! » Carter et Carnarvon ont bientôt le bonheur de promener leur regard sur une salle remplie d'objets de la vie quotidienne et d'œuvres d'art, y compris des litières et un trône d'or. Mais il ne s'agit que de l'antichambre du tombeau et le meilleur reste à venir. En bon scientifique, Carter prend le temps d'enregistrer ses premières trouvailles avant d'explorer les trois salles attenantes. Le 16 février 1923 enfin, sous les regards attentifs de plusieurs officiels et amis, l'archéologue perce la porte de la chambre funéraire et découvre... « de l'or, une montagne d'or ! » Il s'agit d'un coffre en or de plus de cinq mètres de long. À l'intérieur, les Britanniques découvrent plusieurs sarcophages et la momie du pharaon. À la différence d'autres momies comme celle de Ramsès II, qui avaient été jetées de leur sarcophage par les pillards... et préservées par l'air sec des caveaux, celle-ci, malheureusement, est complètement rongée par les huiles saintes. Il n'en subsiste presque rien. Dans les dix années qui suivirent, l'exploration méticuleuse des différentes salles du tombeau de Toutânkhamon (cinq au total) livra plus de cinq mille pièces en or, en albâtre et en pierres précieuses, dont le célèbre masque mortuaire du jeune pharaon. Il n'est pas exclu de découvrir encore de nouvelles salles et peut-être un jour la chambre funéraire de la Grande épouse royale ! L'ensemble est aujourd'hui visible au musée du Caire. Périodiquement, quelques-unes de ces pièces font l'objet d'expositions itinérantes de par le monde, entretenant la passion du public pour l'Égypte ancienne. Howard Carter et lord Carnarvon méritent de figurer aux côtés de Champollion le Jeune parmi les grands inventeurs de l'égyptologie moderne. Plan de la tombe de Toutankhamon et de ses différentes salles (DR) Bibliographie Pour mieux connaître Toutânkhamon et son époque, on peut lire le passionnant roman de Mika Waltari, Sinouhé l'Égyptien. Sur l'archéologie, il ne faut pas manquer le passionnant ouvrage de C.W. Ceram : Des dieux, des tombeaux, des savants. On peut aussi voir le splendide film L'Égypte des Pharaons (avec Omar Sharif !), réalisé par Bruce Neibaur pour les musées de Chicago et de Toronto. Il est seulement visible dans les salles qui disposent d'un écran hémisphérique (type Omnimax) ou d'un écran géant. Il n'est pas disponible en vidéo. L'ADN et les secrets de famille Toutankhmon dans son sarcophage (DR)Le 17 février 2010, au terme d'un long suspense, Zahi Hawass, directeur des Antiquités égyptiennes, a présenté au Musée du Caire (Égypte) les résultats de plusieurs recherches sur l'ADN de la momie de Toutânkhamon et de quelques autres momies apparentées, également issues de la vallée des Rois. Ces recherches cont confirmée les hypothèses des historiens et archéologues, à savoir que le jeune pharaon était bien le fils d'Akhenaton (« Splendeur d'Aton »). Celui-ci s'était attiré les foudres du clergé de Thèbes en délaissant le dieu Amon et les autres divinités au profit d'un dieu unique, Aton. L'ADN montre également que la mère de Toutânkhamon fut non pas Néfertiti, la belle et célèbre épouse principale d'Akhenaton, mais l'une de ses épouses secondaires, qui était aussi sa soeur (les pharaons avaient en effet le droit, à la différence de leurs sujets, d'épouser leur sœur ; la chose leur était même recommandée car ils étaient d'essence divine et se devaient de ne pas mélanger leur sang avec celui des humbles mortels !). Trois ans plus tôt, en 2007, les Égyptiens ont rendu le jeune pharaon à sa dernière demeure. Débarrassé de tous ses colifichets, la momie a retrouvé la Vallée des Rois pour l'éternité. Toutankhamon dans sa dernière demeure (DR)

Pourquoi son vizir, Aï, lui succède-t-il ? Comment cet homme de basse extraction devint-il le roi de Haute et Basse Egypte ? Pourquoi la jeune épouse du roi écrit-elle une lettre désespérée à son pire ennemi ? Est-il possible que Aï se soit frayé un chemin vers le trône par le meurtre d'un Roi ?

A l'occasion de la Pâques, pendant que les chrétiens célèbrent la Passion du Christ, les historiens s'interrogent sur cet événement historique. Les reliques exposées à travers le monde, les lieux saints à Jérusalem et les manuscrits anciens continuent de faire l'objet d'études scientifiques et de co

L'ombre d'un doute - Léonard de Vinci, l'homme du mystère

Près de cinq cents ans après sa mort à Amboise en 1519, le peintre, ingénieur et inventeur de génie, Léonard de Vinci continue de fasciner le monde entier. Les découvertes récentes de tableaux cachés, la Joconde du Prado, à Madrid et une fresque à Florence, ravivent encore les mystères qui planent a

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2019 Notre-Dame de Paris dans le texte

Notre-Dame de Paris est plus qu’une cathédrale de pierre, c’est aussi un personnage central de notre histoire, de notre littérature et de nos arts comme le rappellent les quelques témoignages ci-dessous. Isabelle Grégor La cathédrale Notre-Dame vers 1860 : la sacristie est terminée mais la flèche pas encore rétablie - « Le quai de Montebello et le chevet de Notre-Dame » (détail), Émile Harrouart, vers 1860, Paris, Musée Carnavalet. François Rabelais, Gargantua (1534) Et tant molestement le poursuivirent qu'il fut contraint soi reposer sur les tours de l'église notre Notre-Dame, auquel lieu étant, et voyant tant de gens, à l'entour de soi dit clairement : « Je crois que ces maroufles veulent que je leurs paye ici ma bienvenue et mon proficiat. C'est raison. Je leur vais donner le vin. Mais ce ne sera que par ris. » Lors en souriant détacha sa belle braguette, et tirant sa mentule en l'air les compissa si aigrement, qu'il en noya deux cent soixante mille, quatre cent dix et huit, sans les femmes et petit enfants. Victor Hugo, Notre-Dame-de-Paris (1831) La façade : Notre-Dame de Paris, recueil. Topographie de la France. Paris. 4e arrdt, Paris, BnF. L'agrandissement est l'une des illustrations du roman Notre-Dame de Paris intitulée Paris à vol d’oiseau, Victor Hugo, Paris, éd. 1865.[...] il est, à coup sûr, peu de plus belles pages architecturales que cette façade où, successivement et à la fois, les trois portails creusés en ogive, le cordon brodé et dentelé des vingt-huit niches royales, l'immense rosace centrale flanquée de ses deux fenêtres latérales comme le prêtre du diacre et du sous-diacre, la haute et frêle galerie d'arcades à trèfle qui porte une lourde plate-forme sur ses fines colonnettes, enfin les deux noires et massives tours avec leurs auvents d'ardoise, parties harmonieuses d'un tout magnifique, superposées en cinq étages gigantesques, se développent à l'œil, en foule et sans trouble, avec leurs innombrables détails de statuaire, de sculpture, et de ciselure, ralliés puissamment à la tranquille grandeur de l'ensemble ; vaste symphonie en pierre, pour ainsi dire ; œuvre colossale d'un homme et d'un peuple, tout ensemble une et complexe comme les Iliades et les romanceros dont elle est sœur ; produit prodigieux de la cotisation de toutes les forces d'une époque, où sur chaque pierre on voit saillir en cent façons la fantaisie de l'ouvrier disciplinée par le génie de l'artiste ; sorte de création humaine, en un mot, puissante et féconde comme la création divine dont elle semble avoir dérobé le double caractère : variété, éternité. Et ce que nous disons ici de la façade, il faut le dire de l'église entière ; et ce que nous disons de l'église cathédrale de Paris, il faut le dire de toutes les églises de la chrétienté au Moyen Âge. Tout se tient dans cet art venu de lui-même, logique et bien proportionné. Mesurer l'orteil du pied, c'est mesurer le géant. L'incendie : Illustration de Notre-Dame de Paris, Victor Hugo, éd. 1881, représentant la Galerie des Gargouilles récemment restorée par Viollet-le-Duc. L'agrandissement montre le stryge, gargouille dessinée par Viollet-le-Duc, qui a été immortalisée et individualisée grâce à la gravure de Charles Meryon en 1853, Paris, BnF.Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. Leurs innombrables sculptures de diables et de dragons prenaient un aspect lugubre. La clarté inquiète de la flamme les faisait remuer à l’œil. Il y avait des guivres qui avaient l’air de rire, des gargouilles qu’on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée. Et parmi ces monstres ainsi réveillés de leur sommeil de pierre par cette flamme, par ce bruit, il y en avait un qui marchait et qu’on voyait de temps en temps passer sur le front ardent du bûcher comme une chauve-souris devant une chandelle. Sans doute ce phare étrange allait éveiller au loin le bûcheron des collines de Bicêtre, épouvanté de voir chanceler sur ses bruyères l’ombre gigantesque des tours de Notre-Dame. Gérard de Nerval, « Notre-Dame de Paris » (Odelettes, 1853) Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ; Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher Comme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde, Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde Rongera tristement ses vieux os de rocher ! Bien des hommes, de tous les pays de la terre Viendront, pour contempler cette ruine austère, Rêveurs, et relisant le livre de Victor : — Alors ils croiront voir la vieille basilique, Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique, Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort ! Charles Meryon, L’abside de Notre-Dame de Paris, 1854, Paris, BnF, Gallica. Paul Claudel, « Ma Conversion » (Oeuvres en prose, 1913) Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverai un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C'est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j'assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n'ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de saint Nicolas du Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être la Magnificat. J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante, d'une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée, n'ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. Léo Ferré, « Les Cloches de Notre-Dame » (1959) Replacement du bourdon « Emmanuel » dans le beffroi Sud en 1851, dessin de Daubigny dans L’Illustration, 12 avril 1851, © Archives NDP, DR.Cloches de Notre Dame à Paris Qui sonnez les glas et les carillons Qui sonnez la joie et la peine Cloches de Notre Dame à Paris Vous êtes vieilles comme le monde Vous êtes pauvres comme la Seine Vous êtes tendres comme le bronze Cloches de notre Dame à Paris Cessez vos glas et vos carillons Et penchez vous un peu du côté d'Aubervilliers ou des Lillas Et chantez le bonheur de ceux qui n'en auront jamais Cloches de Notre Dame à Paris Qui sonnez chaque mort d'évêque Sonnez un jour une nuit au hasard comme ça toutes seules Ça mettras les gens en bas de leur lits De leur lits douillets à Paris Et ça fera peut-être peur Aux imbéciles Édith Piaf, « Notre-Dame de Paris » (1952) Dans le Paris de Notre-Dame De Notre-Dame de Paris Y a un clochard qu'en a plein le dos De porter Notre-Dame sur son dos Il se prend pour Quasimodo Regarde en l'air, la vie qui grouille Au lieu de faire des ronds dans l'eau Tu peux pas vivre comme une grenouille Moitié sur terre, moitié sur l'eau Moi, je préfère rester là-haut Notre-Dame de Paris dans le Livre d'Heures d'Étienne Chevalier (Jean Fouquet, 1452-1460, musée Condé, Chantilly)Dans le jardin de Notre-Dame Où l'on se fait de bons amis Y a qu'à se promener chaque matin Un peu de maïs au creux des mains Les pigeons, moi, je les aime bien Les péniches Se fichent Des pigeons de la Cité Goélettes Mouettes Elles n'ont que ça dans l'idée Oui, mais autour de Notre-Dame Y a des voyages à bon marché Et ces petits coins où le bonheur Empêche les maisons de pousser On l'appelle "Marché aux fleurs" Henri Quatre Verdâtre Aime sous son verre de gris La vieille flèche Qui lèche Le plafond gris de Paris Et toi, sous le pont de Notre-Dame Regarde en l'air, tu comprendras Que si tout le monde faisait comme toi Dans ton pince why aurait de la pluie Même les ponts, ça se construit Car pour aller à Notre-Dame De Notre-Dame jusqu'à Paris Il a bien fallu se mettre au boulot Et porter de pierres sur son dos Pour passer par-dessus l'eau Voilà pourquoi Paris s'enroule S'enroule comme un escargot Pourquoi la terre s'est mise en boule Autour des cloches du parvis De Notre-Dame de Paris

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